Céramique
Etude céramologique des sites défensifs et souterrains médiévaux et du Cantal
Annie RASSINOT et Jean-Philippe USSE (2021 – 2023).
La céramique représente la plus grosse part du matériel archéologique qui puisse être découvert dans les souterrains quand ce matériel existe. En fait, ces derniers sont le plus souvent vides de dépôts quels qu’ils soient, par exemple les souterrains de fouilles récentes du Cantal comme celui du Caire à Laroquebrou (Carlier 2017) et celui de Mourjou (Surmely 2021) n’ont pas livré de tesson dans les galeries. Depuis la fin du 19e siècle les chercheurs ont parfois écrit de rares lignes au sujet des fragments de poteries observés lors de visite de souterrains. Au 20e siècle, entre les deux guerres, certains les ont dessinés et en ont pris des photographies voire les ont conservés dans les réserves des musées ou dans des collections d’associations. Mais depuis quelques années, et en particulier avec la naissance et la confortation de l’archéologie médiévale en France, le matériel céramique est pris en compte et fait l’objet d’étude sérieuses quoique sporadiquement, pour chaque chantier de fouilles. Il est vrai qu’il manquait une étude céramologique d’ensemble pour le Cantal alors que la Basse-Auvergne était mieux pourvu car elle bénéficiait de celle de Stéphane Guyot où l’étude de céramiques découvertes en milieu souterrain y sont intégrées (Guyot 2003) : Dans le Puy-de-Dôme, une reprise du matériel céramique d’un souterrain fouillé par Jean-Michel et Bernadette Sauget dans les années 1980 déjà bien callé chronologiquement ; études réalisées par Stéphane Guyot sur les céramiques des fouilles de souterrains médiéval de Chauviat (commune de Charbonnières-les-Vieilles, Puy-de-Dôme) ; et en Haute-Loire son étude de la céramique lors de la fouille du souterrain de Choumazel à Alleyrac.
Il nous a donc paru indispensable d’entreprendre ce travail pour le Cantal. Le matériel étant dispersé dans de multiples endroits, nous avons dans un premier temps collecté dans les réserves et les vitrines du musée d’art et d’archéologie d’Aurillac ainsi que les collections privées toute la céramique du Cantal provenant des souterrains pour en réaliser une étude globale auquel nous avons joint la céramique recueillie par le GRHAVS (Groupe de recherches historiques et archéologiques de la vallée de la Sumène) qui concernait le site du Chastellet d’Antignac sur lequel nous avions travaillé lors d’un mémoire de maîtrise en 1979 (RASSINOT Annie, Les découvertes archéologiques du Chastellet, mémoire de maîtrise, Clermont-Ferrand II, direction de Gabriel Fournier, 1979, 2 Vol., 55p) quoiqu’il ne s’agisse pas d’un souterrain, mais en tant que référentiel pour la datation délicate des céramiques communes non tournées.
Etude céramologique des sites médiévaux du Cantal
Cette étude porte sur le matériel céramique issues des fouilles archéologiques réalisées dans le sud du département du Cantal.
Ces travaux ont été réalisés par la Société Archéologique de la Région d'Aurillac, sous la responsabilité de Annie Rassinot et Jean-Philippe Usse (titulaires des autorisations de fouilles archéologiques), depuis la fin des années 1970 jusqu’au début des années 1990.
Les sites concernés sont : Site fortifié d’OYEZ, commune de Saint-Simon, le bourg fortifié de MARCOLES, la nécropole de l’église de LASCELLE.
Plus d'info. sur Internet :
- Annie Rassinot, Jean-Philippe Usse : Étude céramologique des souterrains médiévaux du Cantal, HAL Open science, 2023.
- Annie Rassinot : Inventaire de la céramique médiévale et moderne des souterrains du Cantal, Academia.edu. 2023.
