Société archéologique de la région d'Aurillac
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Figures du Cantal, par Guy Cantuel

Portrait d'Auguste Gaffard paru dans l'hebdomadaire "Le panthéon de l'industrie", 1901, p.4
Portrait d'Auguste Gaffard paru dans l'hebdomadaire "Le panthéon de l'industrie", 1901, p.4



Auguste Gaffard, un industriel aurillacois au XIXe siècle


La Maison "Auguste Gaffard" qui fabriquait des produits pharmaceutiques à Aurillac à l'époque de la Révolution industrielle avait une  importance non négligeable au niveau national, en raison de la publicité qui vantait les  nombreux produits spéciaux qu'elle  fabriquait et commercialisait...

Papier d'emballage du Malt Gaffard
Papier d'emballage du Malt Gaffard


Cette entreprise avait une machine à vapeur (la première du Cantal).

Le magasin de vente se situait rue des Frères, juste à côté de la coutellerie Vigier (actuellement Destannes) et son site d'expédition était situé ''enclos Gaffard à Aurillac" (à l'arrière du magasin).


Ensuite, voulant s'agrandir Auguste Gaffard s'est établi dans le quartier des tanneurs, vraisemblablement près de la rue Paul Doumer.

Il se consacre entièrement à l'usine  dont les produits connaissaient une consommation très étendue (cf le guide Joanne qui fait la publicité de ces produits).

Extrait du guide Joanne, "Routes les plus fréquentées", Bretagne 1903 (Éd. Hachette et cie)
Extrait du guide Joanne, "Routes les plus fréquentées", Bretagne 1903 (Éd. Hachette et cie)

Pour agrandir les capacités de production, il fit l'acquisition des maisons  et les jardins attenant qui provenaient de la succession Duclos, où il installe l'usine et sa maison d'habitation.


Il commercialise le fébrifuge-Gaffard, à base de quinquina, dont la réputation s'est étendue au de-delà des mers et bien d'autres produits désignés sous le qualificatifs de "spécialités" (Cf. l'extrait du guide Joanne :  le Gland doux, ménalogène, muricide phosphoré, etc.)

Un emballage du malt Gaffard
Un emballage du malt Gaffard


Au moment de sa retraite, c'est son père (ancien pharmacien) qui supervisait l'usine.

À la mort de ce dernier monsieur Mauret, pharmacien de Mauriac "accepta les fonctions de directeur gérant de l'officine de Pharmacie.

« Pour se consacrer totalement à son industrie et les implications commerciales qu'elle induisait, il vendit la pharmacie en pleine prospérité.

Il dirige l’usine dont les produits connaissaient une consommation très étendue (cf. les publicités dans le guide Joanne).


Comme il ne bénéficiait plus de la signature de son père décédé pour valider la vente de remèdes, il décida de poursuivre des études de médecine à la faculté de Montpellier.



Il reçut à Clermont-Ferrand en octobre 1862 le diplôme d'officier de santé qui lui donnait le droit de prescription de ses remèdes.

Il intéressa aussi à la production d'eau gazeuse et de vin blanc mousseux et à d'autres remèdes...Il publia des livres sur ses recherches.

Il a fait construire un manoir à Arpajon-sur-Cère (peut-être le château de Maussac ?) à la fin de sa vie où il résidait en famille.

Un cénotaphe actuellement désaffecté et menacé de destruction s'il n'est pas racheté, à côté de celui de la famille Ferrary, fut sa dernière demeure.


Sources : ADC 6 j art 52 collection Michel Leymarie

Au 7 rue J.-B. Champeil à Aurillac : la grille d'entrée de la banque Culan (cliché G. Cantuel)
Au 7 rue J.-B. Champeil à Aurillac : la grille d'entrée de la banque Culan (cliché G. Cantuel)


Mr Culan, un banquier du XIXe siècle à Aurillac


À l’époque de la Révolution industrielle, les banquiers aussi avaient leur importance.  À Aurillac par exemple, il existait la banque Culan. Elle était établie a un endroit prestigieux, près de la place qui donnait sur  la façade de la préfecture, Au 7 de la rue J B Champeil, il est encore possible de voir le bâtiment qui l'abritait. Une fois la porte cochère ouverte, on peut encore voir la grille de protection restée en l'état.

On connait d'autres banquiers à Aurillac grâce aux archives : Mrs Garnier, Hubain  (ADC Cote : 27 J 243) au début du XIXe siècle.

Il existait aussi une caisse d'escompte d'Aurillac (directeur Antoine Garnier) crée vers 1855 qui devait être un comptoir, et devait fonctionner comme une banque de dépôt.

La Banque de France n'a ouvert une succursale cantalienne que le 14 mars 1878, à Aurillac, avenue de la République (voir le diaporama du quotidien La Montagne).

 


Les témoignages post-mortem


On peut voir les tombes de ces grandes familles bourgeoises au vieux cimetière d'Aurillac (en haut vers les grands arbres. Celles des familles Gaffard et Ferrary sont spectaculaires. Des sortes de cénotaphes surplombent le caveau de façon monumentale.

La tombe de la famille Culan, moins impressionnante mais tout autant remarquable de par le prestige de cette famille de banquier d'Aurillac, se localise en entrant dans le cimetière, allée de droite, au niveau de la grande porte latérale droite (c'est à dire l'accès situé environ au milieu du cimetière) immédiatement à  la droite de cette porte. Elle est relativement en bon état, entourée par un chainage vert clair.


La famille Pompidou aux temps des guerres de Religion


D'après les recherches effectuées par Mr Denis Vieyres on trouve trace de nombreux Pompidou dans les registres paroissiaux d’Espinadel commune de Glénat, dont dépend le village "del Pompidou".

Henry Pompidou est le plus ancien ancêtre connu du président ; dans son acte de décès le 1er octobre 1734 à Maurs, il est appelé "Henry Pompidou dit Abram" laissant supposer une origine protestante puis une conversion probable au catholicisme.

Le chaînon manquant n'a, à ce jour, pas été retrouvé.

 Ce qui permet à l'auteur de formuler l'hypothèse que les ancêtres d'Henry Pompidou dit Abram, dont on ne trouve pas trace dans les archives de Maurs, provenaient de Glénat et étaient huguenots comme semble l'indiquer le surnom d'Abram (prénom biblique devenu surnom après la révocation de l'Edit de Nantes).

En 1656, le greffier et secrétaire du consistoire de l'Église réformée de Glénat s'appelait Pompidou. En 1673, toujours à Glénat, un Abram Pompidou est mentionné en raison de la naissance de son fils Pierre,

Sur les registres de la paroisse de Glénat, sont inscrits :

- le 29 août 1685 le mariage de Pierre Valadou et Antoinette Pompidou ;

- le 23 octobre 1685, un baptême où Toinette Pompidou est marraine

- le 13 février 1686 le baptême de Pierre Escouveyrou, fils d'Antoine et de Jean Pompidou, dont Marie Pompidou est marraine

On trouve également des Pompidou dans les paroisses environnantes de Laroquebrou, et de Siran.

 

Sources : ADC. E DEP 1417/1   - ADC. 5 E 218/1

 

 

 


Ceslaw Bojarski


Ceslaw Bojarski ,un des plus grands faux-monnayeurs appelé par la presse le " Cézanne du faux billet", ou "le Roi des faussaires"..

Mais pourquoi parler de lui ? tout simplement parce qu'il a vécu à Vic-sur-Cère où il a connu son épouse.... et où il a débuté  ses ''activités"....

Ses faux billets , quasiment parfaits, s'arrachent en tant qu' œuvres d'art et le journal ''L'Opinion" révèle qu'en 2008, un faux Bojarski a été adjugé aux enchères pour .....5.500 euros !