Société archéologique de la région d'Aurillac

Fédération des associations archéologiques du Cantal

Société archéologique de la région d'Aurillac

Fédération des associations archéologiques du Cantal

Menu

Histoire d’Aurillac (résumé).

Histoire d’Aurillac (résumé)
Jean-Philippe Usse – Annie Rassinot

Aurillac centre-ville (dessin : J-Philippe Usse)

Aurillac centre-ville (dessin : J-Philippe Usse)

Naissance du bourg d’Aurillac

Certes des traces de présence humaine sont attestées autour d’Aurillac dès la Préhistoire, et pendant l’Antiquité. Témoin le petit temple de campagne qui a été érigé non loin du quartier de Lescudilliers, mais c’est assurément au début du Moyen Âge que débute véritablement l’histoire de la ville, certainement bien avant la naissance de l’abbaye de Saint-Géraud. D’ailleurs on sait qu’il y avait déjà des premiers chrétiens au ive siècle dans cette région dont l’existence est attestée par un sarcophage en marbre blanc sculpté, rare témoin régional des débuts du christianisme.

Au Haut Moyen Âge, l’aristocratie locale fortifie des sites de hauteur, fossés et talus avec palissades, auxquels leur succèdent des constructions en pierre comme la tour du château Saint-Étienne, peut-être à la période romane.

Aux pieds de la forteresse auraient été installées des habitations formant une paroisse où se font enterrer les premiers Aurillacois dans des sarcophages monolithes et monoxyles. Les fouilles archéologiques récentes ont révélé l’importance d’une occupation humaine déjà prospère au bord de la Jordanne. La légende suppose que l’emplacement fut choisi par le très célèbre comte Géraud d’Aurillac devenu un saint laïc pour y construire à la fin du ixe siècle, soi-disant ex-nihilo (effet de propagande pour renforcer le charisme du saint) une abbaye bénédictine.

Essor médiéval d’Aurillac

Cette abbaye a eu une grande notoriété et a certainement contribué tout au long du Moyen Âge à la prospérité de la ville. Cependant au xiie siècle, période d’essor urbain de l’Occident chrétien, le bourg s’est étendu au sud-ouest de la cité abbatiale, cristallisé autour de la construction d’une nouvelle église, paroissiale celle-ci, dédiée à Notre-Dame. Les habitants ont pris l’initiative de prolonger les remparts afin de protéger la ville. Au xiiie siècle, à l’époque des chartes de franchise, les bourgeois en conflit avec leur seigneur abbé ont pu négocier l’obtention des fameuses « Paix d’Aurillac » grâce à l’arbitrage du roi de France. La ville s’est dotée d’un consulat et donc d’une Maison consulaire, conservée grâce à maintes restaurations jusqu’à nous.

De nouveaux ordres religieux ont vu le jour implantés hors des fortifications de la ville, celui des Bénédictines sur le promontoire du Buis, plus tard occupé par les Visitandines, ceux des Cordeliers et des Carmes au sud.

 La guerre de Cent-Ans, a eu un impact néfaste sur l’économie de la ville qui est en récession. Son arrière-pays où sévissent des bandes armées est ruiné. Face à ce danger, la cité s’enferme derrière ses murailles.

Renouveau de la ville

Lors des guerres de religion, la ville est investie en 1570 par les protestants qui ont détruit partiellement les principaux édifices cultuels, à l’exemple de l’abbatiale. Il faudra attendre la fin du des bandes armées xixe siècle pour qu’elle soit entièrement relevée. L’éducation progresse avec la construction du collège des jésuites « Jeanne-de-la-Treilhe ». De nombreuses congrégations religieuses s’installent lors des xviie et xviiiesiècles. Aurillac entreprend des travaux d’urbanisme comme la création de la promenade du Gravier, la démolition des remparts et des portes de la ville dont l’entretien coûte trop cher, et la modification des accès routiers à la ville ainsi que la reconstruction de ponts.

Aux périodes de la Révolution et de l’Empire, la ville s’équipe de nouveaux bâtiments centres du pouvoir que sont la préfecture et l’hôtel de ville. De nouveaux édifices publics sont élevés comme le palais de justice, la gare ferroviaire, les casernes du 139e régiment d’infanterie, l’hôpital Henri Mondor, le lycée Émile Duclaux, etc...

Extension d’Aurillac au sud

L’évolution économique et urbaine de la ville, au xxe siècle, se fera vers le sud et l’ouest, par la création de nouveaux quartiers, la construction de lieux de culte, l’aménagement de zones industrielles et commerciales.





X