Valorisation des sites archéologiques

Un affichage interessant mais à mettre à jour.


Le système défensif de Belbex - Aurillac

 

Un panneau de la SARA présente ce site. À une période qu'il n'est pas encore possible de préciser, mais mais qui pourrait être le Haut-Moyen Âge,  l'extrémité du promontoire de Belbex a été mis à profit pour y aménager ce site fortifié :
- D'abord le creusement d'un premier fossé l'isole du reste du plateau délimitant ainsi une première enceinte qui protégeait la basse-cour, plus vaste. Celle-ci pouvait contenir les bâtiments annexes : logement de la garnison, écuries, four, etc.
- Puis un deuxième fossé permettait de dégager le tertre au centre duquel devait être construite une tour en pierre ou en bois où logeait le seigneur, dont il ne reste aucune trace faute de fouilles archéologiques.

 

Des textes pour aider l'archéologue


Au XIIIe siècle les textes mentionnent l'existence d'une tour en pierre, également carrée, qui deviendra par la suite une prison de l'abbé (selon les "Paix d'Aurillac", il y en aurait eu deux autres : une à Naucelles et l'autre au château Saint-Etienne à Aurillac. Appelé alors Castrum de Bellovidere, c'est à dire de Bellevue (qui donnera Belbes puis Belbex), cet ensemble fut le siège d'une des châtellenies dépendant de l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac. Des bâtiments en pierre ont été construits : une maison forte au centre de la motte castrale avec des tours rondes. Un étang (Cf. ADC, 5 NUM 29)  est aménagé pour le service de l'abbé, certainement au pied du promontoire, sur les terres appelées "montagnes " de l'abbé... Par la suite,  le rôle militaire de Belbex est abandonné mais le site est maintenu, symbole de la puissance judiciaire des seigneurs abbés d'Aurillac Il sera complètement détruit lors des guerres de Religion, à la fin du XVIe siècle.

La famille Maras en est propriétaire à la fin du XVIe siècle. Par la suite il est toujours considéré comme faisant partie des possessions de l'abbé d'Aurillac (Béatrice Fourniel).

En 1746 est réalisée une expertise de l'état du château de Belbex par des héritiers (dont

Jean-Sébastien de Barral, prêtre licencié en théologie, abbé, comte de l’abbaye Saint-Géraud) selon Leymarie et Jean Vezole : ADC, 1 B 717. Le résultat de l'expertise renseigne sur un fort état de délabrement de la maison forte et de la tour ruinée transformée en chapelle.

A la Révolution française il est vendu parmi les possessions de l'abbaye comme bien national

1790 à Basile Carrier, bourgeois d'Aurillac (Béatrice Fourniel).


Bibliographie :

Deribier du Chatelet (Jean-Baptiste), "article de Delzons",dans Dictionnaire statistique et historique du Cantal, Aurillac, impr Picut, 1852 -1857, 5 vol..

Fourniel (Béatrice), Le chapitre de Saint-Géraud d’Aurillac, 2010.

Gerbeau (Lucien), Saint-Géraud d’Aurillac, Onze siècles d’histoire, Aurillac, Cahiers des amis du Patrimoine de Haute-Auvergne, n°4, p. 47 à 125.

Grand (Roger), Les Paix d'Aurillac : étude et documents sur l'histoire des institutions municipales d'une ville à consulat, XIIe-XVe siècle, Paris, Librairie du Recueil Sirey, 1945 ; ADC, 4 BIB 726.

Usse (Jean-Philippe), "Le castrum de Bellovidere, Belbex", B.A.R.A. n°8, p.64, 2000.


Une visite est proposée par la SARA. Sur demande, la visite peut-être accompagnée d'une conférencière pour un groupe. Nous écrire.

Présentation des foulles du rempart sur la parcelle de la Fausse-porte

Le village fortifié de Marcoles


La SARA a mené les fouilles de la parcelle de la "Fausse Porte". Ainsi les traces d'une ancienne fortification y ont été découvertes. Grâce à ces informations, la municipalité a pu mettre en valeur  le site.

Dolmen d'Alleuzet

La Route des mégalithes


La SARA s'est associée au SRA (L. Isac-Imbert, conservateur du  patrimoine) et  au musée de la Haute-Auvergne dans la réalisation du document permettant la visite des dolmens et menhirs de la planèze de Saint-Flour.

Le pays de Saint-Flour, bénéficie d'une des plus fortes concentrations de mégalithes composée de dolmens et de menhirs d'Auvergne. C'est au total une douzaine de sites répartis sur la Planèze qui sont proposés à la visite par l'intermédiaire de cette route.

 

Les monuments qui constituent les douze jalons de la route des mégalithes forment un panel représentatif des différentes formes qu'ont pu prendre les monuments cantaliens érigés à partir de la fin du néolithiques et au chalcolithique (2500 - 2000 Av J-C)

 


Cet itinéraire est proposé par le musée de la Haute-Auvergne à Saint-Flour, un document y est  disponible.
Sur demande, la visite peut-être faite sous la conduite 
 d'une conférencière pour un groupe.

(Téléphone : 04 71 48 91 55)

Site fortifié d'Escorailles (Dessin J.-P. Usse)

Site fortifié d'Escorailles


Un panneau de la SARA présente ce promontoire naturel, à la confluence de deux vallées. Il offrait des conditions naturelles intéressantes, mises à profit par l'homme pour y élever une fortification capable de protéger un ensemble bâti. Cette forteresse d'Escorailles, était constituée par une levée de terre en arc de cercle, précédée par deux fossés qui barraient l'éperon rocheux et l'isolaient du reste du plateau. Ce dispositif devait être renforcé par un système de palissades en bois surmontant les levées de terre. Au centre du rempart, une plate forme circulaire adjacente, complétait le système défensif. On peut supposer que cette élévation devait servir de base à une tour.

Tous les éléments de fortification surmontant ces tertres ont disparu. A l'abri de l'enceinte, il n'est pas exclu d'imaginer la présence de bâtiments d'exploitation agricole, complétant la demeure du seigneur. Ce type d'aménagement défensif était caractéristique des châteaux du Haut Moyen Âge.