Société archéologique de la région d'Aurillac

Fédération des associations archéologiques du Cantal

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L'antiquité dans le Cantal

Plusieurs thèmes de recherches font l’objet de travaux de la part de la SARA. Ils sont entrepris, soit dans le cadre de programmes communs, soit en accompagnement d’étudiants, dans leur cursus universitaire, soit pour des recherches spécifiques s’inscrivant dans des domaines dont les connaissances historiques locales font défaut. 

Les opérations présentées le sont à titre indicatif.

 

Fouilles de l’aurière de Lacapelle-del-Fraysse en 2018
Fouilles de l’aurière de Lacapelle-del-Fraysse en 2018

Recherche des anciennes aurières de la Châtaigneraie (Sud-Aurillac, Cantal) - 2018.

Responsable E. Hubert.

Dans le cadre de l’inventaire des ressources minières du territoire français le BRGM a réalisé l’étude géologique de la Châtaigneraie (Sud-ouest Cantal), au cours des années 1980. C’est à cette occasion que sont découvert un ensemble de sites miniers à ciel ouvert répartis sur plusieurs communes (Prunet, Lacapelle-del-Fraisse, Lafeuillade-en-Vézie, Labesserette, Leucamps, etc…). Ces vestiges sont identifiés comme étant d’anciennes exploitations d’or et/ou d’étain de l’époque gauloise.

Plus tard, dans les années 2000, Philippe Abraham, archéologue minier et chercheur associé au laboratoire TRACES-UMR 5608 CNRS, fait un premier état des lieux et constate alors qu’une partie des vestiges a été arasée par des travaux agricoles.

Ce travail est entrepris par Elodie Hubert (doctorante)  dont le thème d’étude est : « Les mines d’or et d’étain du sud du Massif central à la Protohistoire : approche technique et socio-économique » (laboratoire TRACES UMR 5608 du CNRS, université de Toulouse Jean Jaurès).

En 2018 une opération de sondage archéologique a été réalisée sur une mine à ciel ouvert supposée pour l’exploitation de l’or. Le sondage, d’une durée de 15 jours a permis de dégager la moitié sud de la plus petite fosse située en tête du chantier minier, qui se compose de deux fosses accolées et alignées. Le filon exploité par les mineurs a été retrouvé ainsi que des témoignages de son débitage (traces d’abattages à l’outil de type pointerolle et encoches à boisage taillées dans le schiste, etc…).

En 2020

Sondage de deux canaux d’extraction de l’or (Lafeuillade-en-Vézie – Cantal)
Sondage de deux canaux d’extraction de l’or (Lafeuillade-en-Vézie – Cantal)

Le Lidar, conduit en 2019 (voir ci-dessous, a révélé la présence sur la commune de Lafeuillade-en-Vézie, de structure en canaux parallèles, typiques d’une exploitation de l’or en surface. Ces vestiges on fait l’objet d’un sondage archéologique cet automne 2020, pratiqué sur toute la largeur d’un des canaux.

Ce travail à mis en évidence une technique particulière d’exploitation de l’or, par lavage à l’eau de la terre de surface dans des tranchées de faible profondeur, creusées dans le sens de la pente, sur plusieurs centaines de mètres. Les paillettes d’or, contenues dans la terre, s’accumulent au fond du canal dans les creux de la roche et sont ainsi recueillies.

Le comblement de la fosse est principalement composé de déblais miniers stériles, meubles, secs et aérés, avec des inclusions de plaques de schistes en quantité et en taille parfois importante. En raison de la faible emprise du sondage, aucune structures liées au traitement du minerai (ateliers minéralurgiques et/ou métallurgiques) n’a pu être reconnu.



Fanum des Veyrines - Landeyrat
Fanum des Veyrines - Landeyrat

Dynamiques du peuplement et formes de l’habitat dans le sud du Cézallier à l’époque romaine.

Responsable : Maxime CALBRIS (Centre d’Histoire «Espaces et Cultures» Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand).

Beaucoup de sites archéologiques sont connus sur ce secteur mais ne sont pas encore caractérisés fonctionnellement. Leur chronologie reste peu sûre et doit être reprise plus finement.

Les données sont souvent le résultat de découvertes anciennes dont il est nécessaire d’affiner la localisation. Les problématiques sont multiples et peuvent se décliner ainsi :

Quelles sont les différentes formes d’habitats ?

Quels sont les faciès de ces habitats ?

Quelles sont les modalités du peuplement entre la fin du Ier s. av. J.-C. et le Ve s. ap. J.-C. ?

Quels facteurs environnementaux (altitudes, pentes, expositions, ensoleillement) sont susceptibles d’avoir conditionné, ou non, l’implantation des habitats.

Le dynamisme démographique montré par l’importance du nombre de sites est sûrement lié à une activité économique locale posant la question de l’intégration de cet espace de moyenne montagne dans l’économie de la cité arverne. Les prospections pédestres permettront de comprendre quelles sont les formes de développement économique, si elles sont endogènes ou si elles répondent à des logiques plus globales, voire s’il ne s’agit pas de phénomènes plus complexes faisant intervenir différents niveaux de développement.