L'actualité de l'archéologie et de l'histoire locale

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La recherche archéologique dans le Cantal (RHA 2018-1 et 2)
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les Presses universitaires Blaise Pascal


Parution à ne pas manquer dans  en histoire médiévale dans la collection ÉTUDES SUR LE MASSIF CENTRAL en octobre 2017 : l'ouvrage collectif Étude sur l’administration d’Alfonse de Poitiers dans la terre d’Auvergne, Édition critique de la thèse soutenue par l’auteur à l’École nationale des chartes en janvier 1911


Communication des PUBP :

"Sous la direction de Bernadette Fizellier-Sauget, Gabriel Fournier et Rémy Roques

Cette thèse, soutenue par Pierre-François Fournier en janvier 1911 à l’École nationale des chartes, était restée inédite à ce jour, notamment en raison de la première Guerre mondiale. Parvenue sous la forme d’un unique exemplaire manuscrit, conservé par son fils Gabriel Fournier, elle est composée de 167 feuillets qu’il a fallu transcrire et quelque peu actualiser, en fonction des publications parues depuis un siècle. Ainsi, elle offre aux historiens des institutions et des pratiques de gouvernement du XIIIe siècle, ainsi qu’au public féru d’histoire locale, une moisson d’informations et de savantes dissertations, replacée dans le contexte actuel de la recherche. C’est également l’occasion de présenter la méthode de travail d’un chartiste tout au long du XXe siècle, puisque Pierre-François Fournier, après avoir travaillé à la Bibliothèque nationale, fut directeur des Archives départementales de la Haute-Loire en 1922, puis de celles du Puy-de-Dôme de 1924 à 1949, directeur de la IIIe circonscription des Antiquités historiques d’Auvergne de 1942 à 1964, tout en étant conservateur des Antiquités et Objets d’Art de 1942 à 1965. Il fut également conservateur du musée Bargoin à Clermont-Ferrand de 1947 à 1955.
Grâce au recours à des caractères de couleurs différentes, il est possible de suivre les modifications apportées au texte original que Pierre-François Fournier n’a cessé de corriger pendant toute sa vie, même après la publication en 1959, en collaboration avec Pascal Guébin, du volume des Enquêtes administratives d’Alfonse de Poitiers et arrêts de son Parlement de Toulouse.

Bernadette Fizellier-Sauget est ingénieur en retraite du service régional de l’archéologie d’Auvergne – DRAC Auvergne.

Gabriel Fournier est professeur honoraire d’histoire médiévale à l’Université Clermont Auvergne.

Rémy Roques est diplômé de Master d’histoire médiévale de l’université Clermont Auvergne et responsable de la conformité des projets, Groupe La Poste."  (PUBP)

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Photo du site de la mairie d'Aurillac (fin octobre 2014 : http://www.aurillac.fr/index.php/thematiques/culture/les-fouilles-saint-geraud?start=6). L'une des découvertes majeures des fouilles de l'îlot Saint-Géraud est la présence de sarcophages monoxyles


Quel sera le destin des sarcophages monoxyles découverts à Saint-Géraud ?


Un grand nombre de sarcophages taillés dans un seul tronc d'arbre, y compris leur couvercle (donc désignés par le terme "monoxyles"), trouvés lors des fouilles préventives (Mozaïque-Archéologie, Nicolas Clément étant le directeur des fouilles) ont été découverts, dans un parfait état de conservation, grâce à l'eau de la nappe phréatique dans laquelle ils baignaient. Leur découverte est du plus haut intérêt du fait de leur exceptionnel état de conservation. Leur étude pourrait permettre un  étalonnage pour la dendrochronologie puisque les arbres dans lesquels ils ont été taillés sont quasi entiers. Depuis qu'ils ont été exhumés de ce milieu humide ils sont conservés simplement dans l'eau.

Ils appartiennent pour moitié à L'office HLM Logisens et pour l'autre à l'État. L'un et l'autre n'ont pas pris pour l'instant de décision sur leur devenir. Le coût de la conservation serait d'environ 20 000€ par sarcophage. La municipalité serait intéressée pour en faire restaurer deux ou trois, mais n'a  pas pour l'instant dégager de budget pour le faire.  Le classement de ces sarcophages au titre des AOA (Antiquités et Objets d'Art) permettrait d'obtenir des financements publics de l'État et soulagerait le budget consacré à cette opération par la commune. Ce fut le cas pour le sarcophage paléochrétien en marbre découvert à Arpajon-sur-Cère en 1988. A l'époque la SARA s'était occupée du classement avec le conservateur des AOA (Antiquités et Objets d'Art), en coopération avec le directeur du service régional de l'archéologie de la DRAC Auvergne. Une restauration avait suivi,co-financée par la commune et l'État au titre des AOA.

La SARA va tenter la même démarche pour ces sarcophages monoxyles inestimables d'Aurillac auprès de l'actuel conservateur des AOA et du directeur du Service Régional de l'Archéologie (DRAC Auvergne-Rhône-Alpes), pour éviter la destruction de ces précieux témoignages des premiers temps du bourg d'Aurillac.

Légende de la photo ci-dessus :

(Source : http://www.aurillac.fr/index.php/thematiques/culture/les-fouilles-saint-geraud?start=6): L'une des découvertes majeures des fouilles de l'îlot Saint-Géraud est la présence de sarcophages monoxyles d'époque carolingienne. Ce cliché montre une cuve en fin de fouille, après le prélèvement des ossements humains encore conservés dans ce sarcophage. Ce sont l'état exceptionnel de conservation et la densité de ces contenants funéraires qui font l'originalité de cette découverte unique en France.

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L'excavation rue Coffinhal à Aurillac


Découverte fortuite à Aurillac


Sans surprise, les passants ont pu constater vendredi 3 octobre 2017 à Aurillac (à l'angle de la rue Coffinhal et de la rue du Monastère) que des travaux terrassement avaient mis au jour une rue médiévale et les bases d'un ancien bâtiment. Il faut bien se rendre compte que tout le centre historique d'Aurillac est une zone sensible où il faudrait systématiquement réaliser un diagnostic archéologique, conformément à la loi, avant de détruire irrémédiablement des vestiges archéologiques, surtout quand on sait que la ville demande d'obtenir le label "art et histoire". Heureusement la SARA, alertée par Nicolas Clément, a pu joindre le directeur du Service régional de l'archéologie vendredi après midi qui a fait stopper les travaux suffisamment longtemps pour que l'archéologue, spécialiste en période médiévale, puisse prendre des photos, faire des mesures et des prélèvements.

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Deux  sites archéologiques à Drugeac menacés par l'implantation d'éoliennes.


L'association "Vents de Salers" a attiré l'attention de la SARA sur la menace que fait peser l'implantation d'éoliennes à l'emplacement de sites archéologiques. Il sont le témoignage d'une occupation humaine probablement médiévale, étaient  connus depuis longtemps par la tradition orale locale. Cependant ils n'avaient jusqu'à présent pas été signalés dans la littérature érudite du 19e siècle (excepté dans le dictionnaire topographique du Cantal d'Émile Amé de 1897), ni dans les publications récentes de chercheurs actuels et n'avaient pas fait l'objet de fiche les signalant dans la carte archéologique de la France. La SARA a confirmé que la butte sous couvert forestier pourrait bien être un site défensif et un peu plus à l'est a identifié des vestiges d'un habitat déserté.
La SARA vient d'alerter le service régional de l'archéologie de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes de la mise en péril de ces vestiges à cause du projet d'aménagement d'éoliennes.

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Jubilé 1317 - 2017  du diocèse de Saint-Flour


Conférence- Concert, jeudi 19 octobre à 20h30 à Aurillac (Saint Géraud)


« Évolution de la musique sacrée, du Moyen Âge  à nos jours » avec la chorale « Santalou », l’organiste Nicolas Sauniere, chef de chœur et trompette Clément Guillemin. (entrée libre)

-Informations : P. Jean Cheminade

-Téléphone : 04 71 60 61 99

-Participants : Monique de la Rocque, Clément Guillemin

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